Marine
15/08/2007 08:06 par manurevafleurdelys
Petite fille si douce, fragile et forte à la fois, j'ai décidé, le jour de ta naissance, que le 15 aout serait le jour de ta fete.
En l'honneur d'une Marie Cabras, ton arrière grand mère paternelle, et d'une Marine Minaudier, ton arrière grand mère maternelle.
Pour tes deux aieules et pour toi bonne fete ma fille.
Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importent les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes
Un peintre.
En Provence, quand on te dit tu travailles comme un peintre, ça n'est pas vraiment un compliment
Ca veut dire tu es un gâche empègue, ça signifie, tu n'es pas bon à rien, tu es mauvais à tout.
Il y a quelques années, j'ai eu besoin d'un tâcheron pour faire des travaux dans ma maison.
Un ensuqué de première m'a recommandé un certain ROBERT.
Oh pauvre de nostre, retenez bien le nom ROBERT.
Rien qu'à le voir se radiner, j'aurai du me douter que c'était un branque.
J'ai vu arriver un marque mal, raplot, tout esparoufri, avec un bedelet tombant sur ses brailles, un tricot clafi de bougnettes et des basquettes qui dataient de l'an pèbre.
Ah ! Il a tout fait dans la bastide, tout ! Surtout des cagades.
Comme chabir un pot de peinture du troisième étage me degueulassant les murs, les escaliers et meme les nippes pendues au porte manteau.
Les travaux ? Une catastrophe ni fait ni à faire !
Et comme une fadoli, je payais au fur et à mesure.
Il s'est esbigné un beau matin sans plus jamais me donner de nouvelles.
Tè, je n'ai jamais pu lui dire ce que je pensais de lui alors je vais l'escagasser sur mon blog.
Ohhhhhhh, espèce de tronche d'ail, tronche d'api, badaïre que tu es, bédigas, bestiari, bordille, brigandas, cago-braio, calu, caramentran, destrussi, empouraqué, madur, marri, espèce de tavan emmerdassié, toti si je t'encape, je te retourne la tete, je te mets un pastisson que je te fais faire le vire vire, je t'esparpaille autour du village, je t'escagasse la figure.
Espèce de gonflaïre, méfi si je t'agante, boudiou, je te liga le tafanari à une cadière sur la place du village, je t'esgrafrigne le mourre, je t'espoutis espèce d'estrasse, je te nègue dans la fontaine, je te relègue.
Après t'avoir espouti et esquiché comme une vieille tomate, je trouverai bien un cafouche pour l'engabia.
Fan de petan, ca requinque mieux qu'un chicoulon de pouvoir exprimer sa haine.
Adessias tous
Être rationnel, ce n’est pas se couper de ses émotions.
Le cerveau qui pense, qui calcule, qui décide n’est pas autre chose que celui qui rit, qui pleure, qui aime, qui éprouve du plaisir et du déplaisir.
Le cœur a ses raisons que la raison… est loin d’ignorer.
Contre le vieux dualisme cartésien et contre tous ceux qui voudraient réduire le fonctionnement de l’esprit humain à de froids calculs dignes d’un super ordinateur, c’est en tout cas ce que révèlent les acquis récents de la neurologie : l’absence d’émotions et de sentiments empêche d’être vraiment rationnel.
Tiens, je commence à faire comme les vieux, je pense « dans le temps »
Ben oui, je persiste et je signe.
Lorsque j'étais enfant, je me souviens que mes parents la nuit lorsque nous rentrions chez nous, à pied, du cinéma, nous demandait de chuchoter pour ne pas réveiller ou déranger les autres personnes.
Lorsque j'étais enfant, ma famille m'a appris le respect de la propriété de chacun.
Lorsque j'étais enfant, je me souviens que mon père à partir de 21 h nous demandait de ne plus faire de bruit dans l'appartement et lorsque nous avions de la visite, il souffrait dès qu'un rire fusait dans la pièce de peur de déranger les voisins.
Tout ceci, m'est revenu à l'esprit cette nuit.
Bien sûr, la maison mitoyenne de la mienne a été louée il y a deux mois.
J'ai déjà eu affaire avec le nouveau voisin, un pur chimpanzé, quand à son physique et son éducation.
S'il ne trouve pas de place pour se garer dans la rue, ben c'est chez moi qu'il le fait. Mais enfin, Madame, il faut bien que je me gare tout de même ! Espérons que les pieds de son lit ne pètent pas, sinon on va le trouver couché dans le notre !
Et, cette nuit, ils ont décidé de changer les meubles de place, jusqu'à 4 h du matin.
Tout ça sans précautions aucune, à grand renfort de cris, d'injures et d'engueulades.
Pour finir dans la rue, sous la fenêtre de notre chambre à discuter à haute voix de 3 h à 4 h.
Qui a parlé de remettre les leçons de morale à l'école ? Je crois que ça n'est pas nécessaire, je pense que ça devient vital.
Tiens, finalement ça se finit par un mariage Roméo et Juliette ?
Qui ne rêverait pas d'un tel gâteau pour son mariage ?
Un coffre plein de calories mais quel plaisir pour les yeux.
Voila le palais que mon prince charmant m'a promis. Hèlas, il fondra à la chaleur ou périra sous les fourchettes à gateau.